Le dimanche de Pâques, les chrétiens célèbrent la Résurrection de Jésus. La fête de Pâques survient juste après la Semaine Sainte, qui s’achève par la mort de Jésus et sa mise au tombeau.
« Nous vous annonçons la Bonne nouvelle : la promesse faite à nos pères, Dieu l’a accomplie en notre faveur à nous, leurs enfants : il a ressuscité Jésus » (Ac 13, 32-33)
Pour les chrétiens, la Résurrection de Jésus est la vérité culminante de leur foi dans le Christ.
Elle symbolise la victoire de la vie sur la mort et l’entrée, pour tout chrétien, dans une nouvelle ère. Les catholiques la célèbrent lors d’une messe.
Quelle est la différence entre Pâque et Pâques ?
« Pâques » vient de l’hébreu pesah, signifiant « passage »», et qui a été traduit en grec (paskha) et en latin (pascha).
La Pâque juive (au singulier) commémore le passage du peuple hébreu à travers la mer, alors qu’il est poursuivi par l’armée de Pharaon. Selon le père Yves Combeau, dans l’imaginaire biblique, la mer symbolise la mort. La Passion, la mort et la résurrection de Jésus se déroulent pendant la fête juive. Il fait alors son propre passage, de la mort vers la vie L’ajout d’un «s» à la fin de Pâques sert donc à différencier la Pâque juive de celle chrétienne.
Cette différence permet aussi d’évoquer les différents moments commémorés, dans le christianisme, à ce moment de l’année : la Cène, la Passion, la mort du Christ, puis sa Résurrection.
Le témoignage des apôtres
Saint Paul (1Co 15) raconte que la Résurrection n’est pas juste une sorte de croyance, mais qu’elle a bel et bien eu lieu devant témoins. La foi de la première communauté de croyants est fondée sur le témoignage d’hommes et de femmes, connus des chrétiens et, pour la plupart, vivant encore parmi eux.
Parmi ces «témoins de la Résurrection du Christ », Marie-Madeleine est la première à qui Jésus est apparu, devant le tombeau vide. Apparaissant également aux apôtres, Paul précise qu’en réalité plus de 500 personnes auraient vu Jésus. Par exemple, deux disciples partant vers Emmaüs le reconnaissent pendant leur repas, à la fraction du pain (Lc 24, 13-35).
Comment reconnaissent-ils que c’est bien lui ? Jésus les mène surtout à constater que son corps ressuscité est celui qui a été martyrisé et crucifié, il porte encore les traces de la Passion du Christ (Lc 24, 40 ; Jn 20).
Le mystère pascal
Pâques est au cœur de la foi chrétienne. Elle est l’accomplissement des promesses de l’Ancien Testament (Lc 24, 26-27) et elle confirme la divinité de Jésus. Jésus n’est pas simplement revenu à une vie terrestre comme cela avait été le cas de Lazare (Jn 11-44). Elle est liée au mystère de l’incarnation du fils de Dieu.
Il y a un double aspect dans le mystère pascal : par sa mort, Jésus libère l’homme du péché, par sa Résurrection il lui ouvre l’accès à une nouvelle vie. Elle consiste en la victoire sur la mort du péché (Ep 2-4, 5). Elle s’est faite par l’œuvre de Dieu le Père et par l’œuvre de l’Esprit sur le Fils ; elle est donc l’œuvre de la Sainte Trinité. Enfin, la Résurrection du Christ est principe et source de la Résurrection future de l’homme. Dans l’attente de cet accomplissement, le Christ vit dans le cœur de ses fidèles. C’est le cœur de la Foi et de l’Espérance chrétienne




