Premiers scrutins pour 5 catéchumènes.

L'Evangile

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

   En ce temps-là,
    Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph.
    Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source.
C’était la sixième heure, environ midi.
    Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit :
« Donne-moi à boire. »
    – En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions.
    La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire,
à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
    Jésus lui répondit :
« Si tu savais le don de Dieu
et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’,
c’est toi qui lui aurais demandé,
et il t’aurait donné de l’eau vive. »
    Elle lui dit :
« Seigneur, tu n’as rien pour puiser,
et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ?
    Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits,
et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
    Jésus lui répondit :
« Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif ;
    mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ;
et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau
jaillissant pour la vie éternelle. »
    La femme lui dit :
« Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif,
et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
    Jésus lui dit :
« Va, appelle ton mari, et reviens. »
    La femme répliqua :
« Je n’ai pas de mari. »
Jésus reprit :
« Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari :
            des maris, tu en a eu cinq,
et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;
là, tu dis vrai. »
    La femme lui dit :
« Seigneur, je vois que tu es un prophète !…
    Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là,
et vous, les Juifs, vous dites
que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
    Jésus lui dit :
« Femme, crois-moi :
l’heure vient
où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem
pour adorer le Père.
    Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons,
car le salut vient des Juifs.
    Mais l’heure vient – et c’est maintenant –
où les vrais adorateurs
adoreront le Père en esprit et vérité :
tels sont les adorateurs que recherche le Père.
    Dieu est esprit,
et ceux qui l’adorent,
c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
    La femme lui dit :
« Je sais qu’il vient, le Messie,
celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra,
c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
    Jésus lui dit :
« Je le suis,
moi qui te parle. »
    À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ;
ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.
Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? »
ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »

    La femme, laissant là sa cruche,
revint à la ville et dit aux gens :
    « Venez voir un homme
qui m’a dit tout ce que j’ai fait.
Ne serait-il pas le Christ ? »
    Ils sortirent de la ville,
et ils se dirigeaient vers lui.

    Entre-temps, les disciples l’appelaient :
« Rabbi, viens manger. »
    Mais il répondit :
« Pour moi, j’ai de quoi manger :
c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
    Les disciples se disaient entre eux :
« Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
    Jésus leur dit :
« Ma nourriture,
c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé
et d’accomplir son œuvre.
    Ne dites-vous pas :
‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ?
Et moi, je vous dis :
Levez les yeux
et regardez les champs déjà dorés pour la moisson.
Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire :
il récolte du fruit pour la vie éternelle,
si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
    Il est bien vrai, le dicton :
‘L’un sème, l’autre moissonne.’
    Je vous ai envoyés moissonner
ce qui ne vous a coûté aucun effort ;
d’autres ont fait l’effort,
et vous en avez bénéficié. »

    Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus,
à cause de la parole de la femme
qui rendait ce témoignage :
« Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »
    Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui,
ils l’invitèrent à demeurer chez eux.
Il y demeura deux jours.
    Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire
à cause de sa parole à lui,
    et ils disaient à la femme :
« Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit
que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu,
et nous savons que c’est vraiment lui
le Sauveur du monde. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Jn 4, 5-42

L'homélie

Une rencontre personnelle avec le Christ :

Nous l’avons entendu, ce récit nous relate la rencontre d’un homme et d’une femme.

Avez-vous remarqué que tous les deux sont fatigués ?

Jésus est fatigué d’avoir marché depuis la région de la Judée jusqu’à la Samarie.
Si vous regardez la carte… cela fait environ 60 kilomètres. 60 kilomètres à pied !

La Samaritaine, elle aussi, est fatiguée.
Elle n’a pas l’eau courante, avec des robinets qui coulent à la demande, comme chez nous, à notre époque.
Il faut qu’elle aille chaque jour au puits du village pour aller puiser l’eau nécessaire à sa vie quotidienne.

Et puis, elle a eu 6 hommes dans sa vie… elle n’a pas bonne réputation. Il faut qu’elle vienne en plein midi, à l’heure la plus chaude de la journée, pour qu’elle ne soit vue de personne.

C’est donc une rencontre entre Jésus et la Samaritaine, dont il s’agit.
Une rencontre qui se passe dans le quotidien d’une vie ordinaire.

Cela peut donc nous arriver à chacun de nous.

C’est cela, que vous êtes invités à vivre ce matin, chers catéchumènes : rencontrer Jésus, le Christ,
et le laisser vous regarder au plus profond de votre vie.

Vous laisser regarder jusqu’au plus intime de ce que vous êtes.

Vous laisser regarder, même au cœur de vos fatigues de vos vies.

Mais vous laisser regarder, non pas par un regard accusateur.
Mais par le regard de Jésus, qui lui aussi a éprouvé tout ce que nous, hommes et femmes, nous vivons dans l’expérience de notre vie de tous les jours.

Vous laisser regarder par cet homme pleinement amoureux de l’humanité. Et qui va accepter une fois encore, d’offrir sa vie pour nous ;
et d’offrir sa vie pour chacun de vous, plus particulièrement :
Cheyenne, Jacques, Léa, Ninon et Sandra

Jésus dévoile à la Samaritaine les secrets de son cœur.

  • Il est fatigué, et il a soif…
    Mais sa soif, est d’abord une soif d’amour et de vérité.

    Il demande à boire à la Samaritaine.
    Mais l’eau la plus essentielle, c’est lui-même : Jésus.
    Il est la véritable
    eau vive.

  • Cheyenne, Jacques, Léa, Ninon et Sandra
    Dans 4 semaines je vais vous donner le sacrement du baptême,

    Je vais verser sur vous cette eau vive
    qui désaltère la soif spirituelle
    et qui donne la vie éternelle. C’est la grâce de Dieu.

    Cette grâce nous la demandons pour vous, dès aujourd’hui.
    Accueillez-la avec simplicité, avec vérité, et avec humilité.

    C’est pourquoi, nous allons vous proposer de vous mettre à genoux devant l’autel.
    L’autel, c’est la pierre angulaire sur laquelle nous célébrons l’Eucharistie que vous recevrez aussi, pour la première fois, au cours de cette même veillée pascale, dans 4 semaines.
    Lors de cette grande et longue liturgie, vous recevrez aussi, le sacrement de la confirmation.

  • Mais cela ne sera pas efficace seulement pour vous 4.

    Vous aussi, chers amis, venus ce matin entourer
    Cheyenne, Jacques, Léa, Ninon et Sandra : laissez-vous éclabousser par la grâce qu’ils vont recevoir.

    « Si vous saviez le Don de Dieu… »


Découvrons et accueillons donc ensemble cette grâce,
accordée pour chacun d’entre nous : aujourd’hui, dimanche prochain et dans 15 jours.


A travers cette liturgie des scrutins, il nous est proposé d’être libérés de la puissance des ténèbres et de nous faire entrer dans la lumière du Christ.



Père Dominique Lemahieu

Marquette, le 23 mars 2025