Liturgie du 22 mars 2020

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22 MARS 2020 4ème Dimanche de Carême — Année A

 « Dieu ne regarde pas comme les hommes » : Jésus n’a pas le même regard que les harisiens. Il voit le cœur de l’homme alors que ces derniers s’arrêtent à l’extérieur. Il est source infinie d’amour et de pardon ; eux s’attachent à une religion du mérite. Elle est grande, notre joie, car le Dieu qui nous aime est plus grand que notre cœur !

Lecture du premier livre de Samuel

En ces jours-là,
    le Seigneur dit à Samuel :
« Prends une corne que tu rempliras d’huile, et pars !
Je t’envoie auprès de Jessé de Bethléem,
car j’ai vu parmi ses fils mon roi. »
    Lorsqu’ils arrivèrent et que Samuel aperçut Éliab,
il se dit :
« Sûrement, c’est lui le messie,
lui qui recevra l’onction du Seigneur ! »
    Mais le Seigneur dit à Samuel :
« Ne considère pas son apparence ni sa haute taille,
car je l’ai écarté.
Dieu ne regarde pas comme les hommes :
les hommes regardent l’apparence,
mais le Seigneur regarde le cœur. »
    Jessé présenta ainsi à Samuel ses sept fils,
et Samuel lui dit :
« Le Seigneur n’a choisi aucun de ceux-là. »
    Alors Samuel dit à Jessé :
« N’as-tu pas d’autres garçons ? »
Jessé répondit :
« Il reste encore le plus jeune,
il est en train de garder le troupeau. »
Alors Samuel dit à Jessé :
« Envoie-le chercher :
nous ne nous mettrons pas à table
tant qu’il ne sera pas arrivé. »
    Jessé le fit donc venir :
le garçon était roux, il avait de beaux yeux, il était beau.
Le Seigneur dit alors :
« Lève-toi, donne-lui l’onction : c’est lui ! »
    Samuel prit la corne pleine d’huile,
et lui donna l’onction au milieu de ses frères.
L’Esprit du Seigneur s’empara de David à partir de ce jour-là.

   – Parole du Seigneur.

R/ Le Seigneur est mon berger :
rien ne saurait me manquer.
 (cf. Ps 22, 1)

Le Seigneur est mon berger :
je ne manque de rien.
Sur des prés d’herbe fraîche,
il me fait reposer.

Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre ;
il me conduit par le juste chemin
pour l’honneur de son nom.

Si je traverse les ravins de la mort,
je ne crains aucun mal,
car tu es avec moi :
ton bâton me guide et me rassure.

Tu prépares la table pour moi
devant mes ennemis ;
tu répands le parfum sur ma tête,
ma coupe est débordante.

Grâce et bonheur m’accompagnent
tous les jours de ma vie ;
j’habiterai la maison du Seigneur
pour la durée de mes jours.

Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Éphésiens

Frères,
    autrefois, vous étiez ténèbres ;
maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ;
conduisez-vous comme des enfants de lumière
    – or la lumière
a pour fruit tout ce qui est bonté, justice et vérité –
    et sachez reconnaître
ce qui est capable de plaire au Seigneur.
    Ne prenez aucune part aux activités des ténèbres,
elles ne produisent rien de bon ;
démasquez-les plutôt.
    Ce que ces gens-là font en cachette,
on a honte même d’en parler.
    Mais tout ce qui est démasqué
est rendu manifeste par la lumière,
    et tout ce qui devient manifeste est lumière.
C’est pourquoi l’on dit :
Réveille-toi, ô toi qui dors,
relève-toi d’entre les morts,
et le Christ t’illuminera.

    – Parole du Seigneur.

Gloire et louange à toi
Seigneur Jésus. !

Moi, je suis la lumière du monde, dit le Seigneur.
Celui qui me suit aura la lumière de la vie.
Gloire et louange à toi
Seigneur Jésus !
 (Jn 8, 12)


 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

En ce temps-là,
en sortant du Temple,
    Jésus vit sur son passage
un homme aveugle de naissance.
    Il cracha à terre
et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,
    et lui dit :
« Va te laver à la piscine de Siloé »
– ce nom se traduit : Envoyé.
L’aveugle y alla donc, et il se lava ;
quand il revint, il voyait.

    Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant
– car il était mendiant –
dirent alors :
« N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
    Les uns disaient :
« C’est lui. »
Les autres disaient :
« Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. »
Mais lui disait :
« C’est bien moi. »
    On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue
et lui avait ouvert les yeux.
    À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
Il leur répondit :
« Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé,
et je vois. »
    Parmi les pharisiens, certains disaient :
« Cet homme-là n’est pas de Dieu,
puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient :
« Comment un homme pécheur
peut-il accomplir des signes pareils ? »
Ainsi donc ils étaient divisés.
    Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle :
« Et toi, que dis-tu de lui,
puisqu’il t’a ouvert les yeux ? »
Il dit :
« C’est un prophète. »
    Ils répliquèrent :
« Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance,
et tu nous fais la leçon ? »
Et ils le jetèrent dehors.

    Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors.
Il le retrouva et lui dit :
« Crois-tu au Fils de l’homme ? »
    Il répondit :
« Et qui est-il, Seigneur,
pour que je croie en lui ? »
    Jésus lui dit :
« Tu le vois,
et c’est lui qui te parle. »
    Il dit :
« Je crois, Seigneur ! »
Et il se prosterna devant lui.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Dimanche 22 mars 2020
Quatrième dimanche de Carême

Références bibliques :

Lecture du premier livre de Samuel : 16. 1 à 6 et 17. 10 à 13 : Dieu ne regarde pas comme les hommes car les hommes regardent l’apparence mais le Seigneur regarde le coeur. »
Psaume 22 : »Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre. »
Lettre de saint Paul aux Ephésiens : 5. 8 à 14 : « Vous êtes devenus lumière, vivez comme des fils de la lumière. »
Evangile selon saint Jean. 9. 1 à 41 : »Tu le vois, c’est lui qui te parle. »

***

Comme pour les trois dimanches du « scrutin » des catéchumènes, ces textes les mettent devant les diverses attitudes des interlocuteurs du Christ, après la guérison de la piscine de Siloé, pour assumer la confession de leur foi après le baptême dans la piscine pascale.

LES DISCIPLES

Habituellement, les disciples ne s’immiscent jamais dans les controverses du Maître. Aujourd’hui, dans cette rue de Jérusalem, ils ont un moment de calme. Il n’y a pas de foule autour d’eux lorsqu’ils croisent l’aveugle au bord du chemin. Ils le connaissent et savent qu’il est aveugle de naissance. Est-ce lui qui en est la cause ? sont-ce ses parents ?

Nous aussi, devant l’infirmité ou la maladie nous posons également des pourquoi. Et parfois même nous mettons Dieu en cause …*

Jésus leur répond directement. La souffrance ne doit pas être envisagée comme la conséquence de causes toutes pré-établies ou qui ne sont pas toujours le prolongement d’une responsabilité personnelle.

La guérison de l’aveugle ne sera donc pas le signe d’un pardon. Elle est la révélation de la bonté de Dieu, la manifestation du plan de Dieu : »afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées » (Jean 9. 3) au travers des événements et des situations de nos vies humaines, limitées, fragiles et souffrantes. Elle figure aussi notre illumination spirituelle. Christ est lumière au coeur des hommes. Christ est lumière au coeur du monde. (Jean 9. 5)

Nous sommes insérés dans une création qui nous dépasse. Les lois de son évolution nous échappent alors même que nous en faisons partie et qu’elles sont les mêmes pour toute la nature. Mais, dans le même temps, l’homme et la femme sont autres car, par la grâce de Jésus, nous sommes insérés dans l’éternité du créateur et de son amour qui donne fait partager l’essentiel de la divinité.

L’AVEUGLE-NE

Après avoir reçu cette boue opaque de Jésus, c’est à la piscine que l’aveugle est devenu voyant. Nous aussi, quand Dieu nous laisse dans nos ténèbres humaines ou dans nos « nuits spirituelles » il nous demande d’aller vers sa grâce qui est « source jaillissante en vie éternelle » comme le dira Saint Jean de la Croix.

L’aveugle-né est un brave homme qui est pris dans le tourbillon de ce que nous appellerons aujourd’hui des interview. Il ne se trouble pas, mais, dans le même temps, il ne cherche pas tout de suite à retrouver son bienfaiteur.

Il ne manque pas d’humour dans ses réparties. Il a le bon sens d’une foi faite tout d’une pièce. « Si cet homme-là ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »

Dans sa nuit, il a pris le temps d’entendre ce qui se disait ou se faisait et ce qu’aucune image ne venait altérer. Dans son isolement, il a appris ce qu’était le mépris envers lui, il était « l’aveugle, né dans le péché ». Il avait souvent crié en vain, même s’il a connu des gens généreux, une famille, des amis. Mais il était d’un autre monde.

Quand, après son expulsion, Jésus vient le trouver, au terme de toutes ces allées et venues d’interrogatoire, l’aveugle est prêt à lui donner sa foi, car lorsqu’il se prosterne aux pieds de Jésus, il a parcouru tout un itinéraire spirituel depuis la piscine de Siloé.

C’est durant ce tourbillon de questions de pharisiens qu’il a reconnu progressivement et confessé que cet homme qui a mis de la boue sur ses yeux, est un prophète, puis un homme de Dieu, puis un homme qui honore Dieu et fait sa volonté, enfin un homme qui vient de Dieu, ce qui le conduit à confesser sa foi en Celui qui est la lumière du monde.

Et c’est l’ultime étape : »Je crois, Seigneur ! » quand il se trouve face à Jésus. A ce moment, le Seigneur enchaîne devant ceux qui sont là et surtout devant les apôtres : « Je suis venu pour une remise en question », une décision, précise l’un des sens grecs du terme « crima ».(Jean 9. 39)

L’aveugle s’est remis en question; nous aussi nous avons, tous et toujours, à remettre en question notre manière de penser et d’agir si nous voulons voir clair et rester dans la lumière, si voulons vivre l’instant ou les moments de nos vies qui nous mettent pleinement face au Seigneur, pour nous remettre en question.

LES PARENTS.

Ce sont sans doute des gens méritants qui ont bien élevé cet enfant handicapé. Ils aiment bien ce fils qui est encore à leur charge parce qu’il ne peut vivre seul. Une charge pesante à certaines heures, à laquelle ils refusent aujourd’hui d’ajouter celle d’une rupture qui les fera exclure de la synagogue.

Ils sont dans leur droit, leur fils est majeur et doit assumer ses propres responsabilités. Après tout, ils n’ont pas tort. Ils ont répondu aux deux premières questions, ils ne veulent pas ajouter autre chose, mais ils disent à mots couverts qu’ils savent comme cela est advenu : » et qui lui a ouvert les yeux. » (Jean 9. 21) Leur fils ne s’en était pas caché devant les voisins.

Ils ont peur de s’engager plus avant. Ce n’est pas une esquive; ils ont seulement peur d’aller plus loin au point de risquer des conséquences qu’ils connaissent. L’exclusion de la communauté les attend.

Nous sommes bien parfois comme eux quand le Christ nous demande d’aller au-delà des simples formalités d’une vie chrétienne pour nous entraîner dans une vie spirituelle qui nous entraîne à le suivre jusqu’à la croix.

LES PHARISIENS

Dans les premiers moments, ces pharisiens sont divisés, entre eux et en eux-mêmes. Ils sont troublés et l’aveugle leur redira ce qu’ils ont pensé dès le début : »Comment un homme pécheur pourrait-il accomplir des signes pareils ? »

Et lui leur donne la réponse à leur questionnement intérieur : »Dieu n’exauce pas les pécheurs. »

Les pharisiens sont pris entre la réalité du geste du Christ qu’ils constatent et la Loi qu’ils observent scrupuleusement, « la lettre et l’esprit ». Mais la Loi du sabbat est plus forte à leurs yeux. Certains n’en restent pas moins désappointés. Alors ils n’osent pas trancher : »Que votre oui, soit un oui. Que votre non soit un non. » a dit le Christ.

Ils doutent d’eux-mêmes quand, après avoir interrogé, à deux reprises, l’aveugle, qui vient d’affirmer sa foi, ils se retrouvent à leur tour devant Jésus et devant eux-mêmes : « Serions-nous des aveugles ? » Ils ne sont pas malveillants à son égard ; ils sont des non-voyants dit le texte grec. Seraient-ils à leur tour des aveugles Ils n’osent pas faire la première étape de la remise en question dont le Christ vient de leur parler.

Devant sa Vérité, devaient-ils renier la leur ? Leur attitude est aussi parfois la nôtre. Avons-nous à le leur reprocher ?

En donnant priorité à la lettre de la Loi, ils se sont éloignés de la personne du Christ. Mais ils sont restés fidèles ace qui pour eux la vérité de la révélation.

En fait ils sont décontenancés et plutôt que de prendre un moment de recul et de réflexion, ils se sont emportés, de la colère de ceux qui n’ont plus d’autre argument que de forcer la voix. Quelques-uns ont bien senti cet échec, après s’être débattus avec les parents et l’aveugle, qui lui a fait le chemin de la foi, depuis « cet homme qu’on appelle Jésus » (Jean 9. 11) jusqu’à celui qu’il appelle : « le Seigneur. » (Jean 9. 38)

Nombreux sont les hommes et les femmes parmi nos contemporains qui en restent à « leur » vérité. Pouvons-nous leur reprocher ?D’ailleurs, nos aussi ne sommes-nous pas ainsi parfois.

***

L’itinéraire de l’aveugle-né est l’itinéraire proposé aux catéchumènes dans ces semaines préparatoires à l’illumination pascale. Ce doit être aussi le nôtre, un itinéraire toujours actuel, car il nous faut du temps pour accueillir pleinement cette lumière qui nous est donnée.

« Dieu qui éclaire tout homme venant dans ce monde, illumine nos coeurs par la clarté de ta grâce, afin que toutes nos pensées soient dignes de toi et notre amour, de plus en plus sincère ». (Prière de la communion de ce dimanche)

Dans sa lettre adressée aux consacrés, l’Evêque de Beauvais invite les communautés à prier à différentes intentions. Nous pouvons utiliser ces intentions pour alimenter notre prière de ce jour et de cette semaine, en plus de celles que l’Esprit-Saint pourra nous inspirer.

R./ Le Seigneur est ma lumière et mon salut,

De qui aurais-je crainte ?
Le Seigneur est le rempart de ma vie,
Devant qui tremblerais-je ?

  • Les malades du Coronavirus et leur entourage en France et dans le monde
  • Les chercheurs, les médecins et tous les personnels soignants qui sont « sur le pont » ou « sur la brèche » pour accueillir les patients et les soigner
  • Les pays plus démunis face à ce type de maladie virale pandémique
  • Nos gouvernants qui ont à gérer la lutte contre cette pandémie et les gouvernants du
    monde entier
  • Tous les acteurs de la vie économique (salariés, employeurs de grandes ou moyennes
    ou petites entreprises) dont l’avenir est bouleversé sinon compromis
  • Les familles et les parents inquiets pour leurs enfants
  • Les enseignants et les membres des équipes éducatives qui doivent inventer et mettre en œuvre la « continuité éducative » qui fera que les enfants seront rejoints et soutenus pour poursuivre leur croissance intellectuelle, humaine et spirituelle
  • Les personnes en hôpitaux, en EHPAD et maisons de retraites qui sont confinées, sans pouvoir recevoir de visites, et les personnels soignants qui sont mis à rude épreuve
  • Les personnes âgées, surtout seules, qui peuvent se sentir plus encore isolées, abandonnées
  • Sans oublier les chrétiens troublés, voire perdus dans leur manière de vivre ce Carême et de cheminer vers Pâques
  • Sans oublier les catéchumènes qui ne pourront être initiés à Pâques, et devront attendre pour recevoir les sacrements de l’initiation chrétienne
  • Sans oublier les prêtres qui doivent inventer de nouvelles manières d’exercer leur ministère, qui voudraient demeurer proches sans pouvoir l’être physiquement en tout cas
  • Sans vous oublier vous-mêmes…

Seigneur Jésus, je crois fermement que Tu es présent dans le Saint Sacrement de
l’Eucharistie. Je T’aime plus que tout et je Te désire de toute mon âme. « Après toi languit ma chair comme une terre assoiffée » (psaume 62).
Je voudrais Te recevoir aujourd’hui avec tout l’amour de la Vierge Marie, avec la joie et la ferveur des saints.
Puisque je suis empêché de Te recevoir  sacramentellement, viens au moins
spirituellement visiter mon âme.
En ce temps de carême, que ce jeûne eucharistique auquel je suis contraint me fasse communier à Tes souffrances et, surtout, au sentiment d’abandon que Tu as éprouvé sur la Croix lorsque Tu t’es écrié : « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ».

Que ce jeûne sacramentel me fasse communier aux sentiments de Ta Très Sainte Mère et de Saint Joseph quand ils T’ont perdu au temple de Jérusalem, aux sentiments de Ta Sainte mère quand elle Te reçut, sans vie, au pied de la Croix.
Que ce jeûne eucharistique me fasse communier aux souffrances de Ton Corps
mystique, l’Église, partout dans le monde où les persécutions, ou l’absence de prêtres, font obstacle à toute vie sacramentelle.
Que ce jeûne sacramentel me fasse comprendre que l’Eucharistie est un don
surabondant de Ton amour et pas un dû en vue de mon confort spirituel.
Que ce jeûne eucharistique soit une réparation pour toutes lesfois où je T’ai reçu dans un cœur mal préparé, avec tiédeur, avec indifférence, sans amour et sans action de grâce.
Que ce jeûne sacramentel creuse toujours davantage ma faim de Te recevoir
réellement et substantiellement avec Ton corps, Ton sang, Ton âme et Ta divinité lorsque les circonstances me le permettront.
Et d’ici là, Seigneur Jésus, viens nous visiter spirituellement par Ta grâce pour nous
fortifier dans nos épreuves.
Maranatha, viens Seigneur Jésus.