Le Carême est un temps de préparation de quarante jours à la fête de Pâques, cœur de la foi chrétienne, qui célèbre la résurrection du Christ.

Ces quarante jours  nous permettent de revivre avec le Christ au désert les quarante années de la marche des Hébreux vers la terre promise.

C’est la même expérience d’intimité avec Dieu que souhaite revivre toute la communauté des croyants, baptisés ou candidats au baptême, alors qu’elle se met en route vers Pâques.

En ce temps de carême,
Dieu vient vers nous,
pour que nous devenions son visage,
par notre conversion et sa résurrection.

Chaque semaine, nous serons invités à une démarche pour suivre tous ensemble ce chemin de carême qui nous mènera à la fête de Pâques :

Cette semaine, le temps du carême nous invite à la prière.

Nous devons prendre le temps, dans une vie agitée, de nous recueillir. Prier à l’image de Jésus qui savait prendre du temps, échappant à la foule pour la mieux retrouver après son dialogue avec le Père. En méditant la Parole dans le silence, en éteignant la télévision ou la radio, en évitant d’être trop dépendant des smartphones, nous acceptons chaque jour de nous mettre quelques minutes devant le Seigneur pour nous laisser saisir par Lui. Essayons donc de faire silence en nos vies, de sortir de la superficialité de certains emplois du temps pour donner priorité à l’Essentiel.

Nous pouvons prendre 5, 10 minutes de silence. Relire l’Évangile de ce dimanche.
Nous contemplons Jésus.
Une prière de louange, de pardon, ou de demande peut monter de notre cœur.
Nous pouvons terminer ce temps en disant, lentement, la prière du Notre Père.
Nous pouvons faire ainsi chaque jour, ou développer ce moment plus longuement dans la semaine.
Nous pouvons prendre ce temps de prière aussi en famille, ou avec des amis.
Nous pouvons prier avec les communautés religieuses, avec l’office du milieu du jour, l’adoration, la messe quotidienne, RCF …

Je cherche ton visage, Seigneur

Je cherche ton visage, Seigneur,
ne me le cache point.
Enseigne-moi au plus profond de mon coeur,
où et comment je dois te chercher,
où et comment je te trouverai.
Puisque tu es partout présent,
d’où vient que je ne te vois pas ?
Tu habites, je le sais, une lumière inaccessible.
Mais où resplendit-elle cette lumière,
et comment parvenir jusqu’à elle ?
Qui me guidera, qui m’introduira
pour que je puisse te voir ?
Regarde-moi Seigneur et exauce-moi.
Donne-moi la lumière, montre-toi.
Aie pitié de mes efforts pour te trouver
car je ne peux rien sans toi.
Tu nous invites à te regarder, aide-moi ;
apprends-moi à te chercher
car je ne peux le faire si tu ne me l’apprends pas.

Saint Anselme

Cette semaine, le temps du carême nous invite au jeûne.

Le jeûne nous permet de mieux connaître ce qui nous habite. Quels sont nos désirs les plus profonds ? Le jeûne a pour but de donner soif et faim de Dieu et de sa parole. Il n’est pas seulement un geste de Conversion de l’esprit et du cœur. Sacrement qui permet de recevoir le pardon des péchés.

pénitence, mais aussi un geste de solidarité avec les pauvres et une invitation au partage et à l’aumône. C’est une privation volontaire de ce qui nous rassasie : un peu de nourriture peut-être, mais aussi de ces redoutables pièges à désir que sont le tabac, l’alcool, la télévision, l’ordinateur… Tout ce qui met notre vie sous la tyrannie de l’habitude et du besoin.

Avant que le manque de nourriture ne devienne une trop grande gêne, il a le temps de se rappeler que le repas nourrit son corps, comble son ventre, mais qu’il a d’autres besoins à combler. Jésus pendant ses 40 jours de jeûne au désert dit :

[su_quote]Il est écrit que l’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui vient de la bouche de Dieu.[/su_quote]

  • Prendre Jésus au mot et imaginer des Paroles qui peuvent nourrir le cœur avant que la nourriture ne remplisse le ventre.
  • Prendre conscience de la chance que l’on a de pouvoir se nourrir quand d’autres dans le monde ont faim et prendre le temps d’un remerciement (c’est le sens de la prière du Benedicite, prière que l’on dit avant de se mettre à table).
  • Attendre celui avec qui l’on doit partager le repas et préparer son cœur à l’accueillir.
  • Penser à celui que la misère privera de repas et préparer une forme de partage.
  • Méditer sur ce qui nous manque autant que le pain : quel soin prend-on de ceux que l’on aime, savent-ils qu’ils comptent pour nous ?
  • Écouter la Parole de Dieu qui peut nourrir notre cœur.
  • Prendre le temps de prier et de confier à Dieu ce dont notre cœur a faim.

jeûner, c’est moins penser à soi, pour davantage penser au Seigneur et aux autres. L’amour de Dieu et des autres devient notre nourriture. On peut jeûner d’un repas (ou plus) ; on peut donner de l’argent, par exemple au CCFD. On peut jeûner de télévision, d’internet, de tablette. On peut jeûner de paroles ; on peut jeûner de ce qui pourrait nous rendre dépendant

 
 

Cette semaine, le temps du carême nous invite à la Conversion.

La conversion est avant tout l’action d’un cœur qui s’ouvre à la grâce et exprime cette ouverture par des gestes concrets, parfois des efforts. En se laissant toucher par l’amour de Dieu, de plus et plus intimement relié à lui, le vieil homme osera se détacher de ses oripeaux, abandonner ses idoles.

Passer peu à peu des manifestations de la grâce à celui qui en est l’auteur prend du temps. Le P. François Marxer s’exprime ainsi sur le sujet : souvent « le merveilleux est le propre de la première conversion. Mais il existe toujours une seconde conversion moins sensible que la première qui vient l’authentifier. Quand je lis un récit de conversion empreint de merveilleux, j’ai tendance à penser ‘Attendons la seconde conversion2…’ ». Une seule chose compte désormais : répondre à l’Amour qui prend patience.

Se convertir, c’est se retourner vers Dieu, retourner nos pensées, nos actes, nos paroles, nos manières d’être et de faire, selon la Parole de Dieu.
Nous pouvons penser à une habitude dans notre vie qui ne nous fait pas du bien.
Nous pouvons transformer des paroles qui ne sont pas des bénédictions.
Nous pouvons regarder les autres avec bienveillance, accueillir les autres même s’ils sont très différents de nous.
Nous pouvons rencontrer ou faire connaissance avec des personnes qui ne sont pas dans nos cercles de relations habituels.

 
 
Cette semaine, le temps du carême nous invite à nous tourner les uns vers les autres

Pour cela, nous vous proposons d’organiser chez vous ou entre vous une soirée d’échange, de convivialité, autour d’un thé, un apéritif ou un dessert … Prendre le temps d’un partage (l’annoncer aux personnes invitées, et inviter largement, au-delà du cercle chrétien), autour de ces questions : « Un ami, c’est quelqu’un qui vous connaît bien et qui vous aime quand même » (Hervé Lauwick) 

  • Qu’est-ce pour moi l’amitié ? 
  • Ai-je assez de confiance en moi, dans les autres, en Dieu, pour accepter de me dévoiler à eux ? 
  • M’est-il arrivé d’être blessé en amitié ? 
  • Avons-nous réussi à renouer ? 
  • Ce nouveau lien est-il différent de l’ancien ?

    Si possible, prendre un temps de prière où chacun se sentira à l’aise.

Supporter patiemment les personnes ennuyeuses

Frère Maurice Billet

fr Maurice Billet – op. Couvent de Lille

« Supportez-vous les uns les autres, et si quelqu’un a quelque grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement ; comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même, vous aussi. Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait » 1 Col 3, 13-14.

Le verbe « supporter » est la plupart du temps une invitation à faire bonne figure dans les difficultés. Avec le sentiment que nous ne pouvons rien faire pour changer notre propre situation ou celle des autres. Les enfants du voisin sont bruyants. Qu’y puis-je ? En famille, en communauté, dans la paroisse, il y a des impasses, des lassitudes. On se connaît depuis si longtemps, il n’y a plus rien à découvrir. La fatalité pèse sur nos épaules.

Il y a des casse-pieds, des gêneurs, des insupportables. Comme chacun, ils ont droit de mener aussi une existence, leur vie. Au minimum, on les tolère. Sachant qu’il faut aller plus loin, les reconnaître positivement, quelquefois en y passant beaucoup de temps.

Supporter, c’est aussi assumer une charge, un risque, soit familial, soit professionnel, soit social. C’est endurer, ne pas faiblir, encaisser. Admettre que je n’ai pas la vérité entièrement et qu’il me faut écouter, comprendre les autres.

En Afrique, au Cameroun, on « supporte » une équipe de football. Dans le langage sportif français, on est « supporter », selon la langue anglaise. On encourage, on donne son appui ; on est fan d’un sportif d’une équipe, d’un parti, d’un coureur, d’un candidat.

Et Dieu dans tout cela. Il est le plus patient, d’une patience inusable, inaltérable. « Tu es ma patience, Seigneur » Ps 9, 19. Mon espérance. La patience de Dieu est inaltérable et inusable. Et cela parce que Dieu est amour et qu’il croit en nous.

Dieu, qui est Père, veut que nous nous fassions un cœur comme le sien, un cœur libre pour tous les dons et toutes les gratuités. Un cœur neuf tous les jours, qui ne se lasse pas de chercher à comprendre, à garder un cœur ouvert à toute détresse, à toute joie. Il sait que nos qualités sont ce qui fait notre véritable valeur. Nous valons plus que ce que nous croyons être.

« J’associe souvent la sainteté et la patience : pas seulement comme patience (supporter le poids des événements et des circonstances de la vie), mais aussi comme constance dans le fait d’aller de l’avant, jour après jour. » Entretien du pape François avec le P. Antoine Spadaro, le 19 août 2013.

fr Maurice Billet – op. Couvent de Lille

« Supportez-vous les uns les autres, et si quelqu’un a quelque grief contre l’autre, pardonnez-vous mutuellement ; comme le Seigneur vous a pardonné, faites de même, vous aussi. Et par-dessus tout, revêtez l’amour : c’est le lien parfait » 1 Col 3, 13-14.

Le verbe « supporter » est la plupart du temps une invitation à faire bonne figure dans les difficultés. Avec le sentiment que nous ne pouvons rien faire pour changer notre propre situation ou celle des autres. Les enfants du voisin sont bruyants. Qu’y puis-je ? En famille, en communauté, dans la paroisse, il y a des impasses, des lassitudes. On se connaît depuis si longtemps, il n’y a plus rien à découvrir. La fatalité pèse sur nos épaules.

Il y a des casse-pieds, des gêneurs, des insupportables. Comme chacun, ils ont droit de mener aussi une existence, leur vie. Au minimum, on les tolère. Sachant qu’il faut aller plus loin, les reconnaître positivement, quelquefois en y passant beaucoup de temps.

Supporter, c’est aussi assumer une charge, un risque, soit familial, soit professionnel, soit social. C’est endurer, ne pas faiblir, encaisser. Admettre que je n’ai pas la vérité entièrement et qu’il me faut écouter, comprendre les autres.

En Afrique, au Cameroun, on « supporte » une équipe de football. Dans le langage sportif français, on est « supporter », selon la langue anglaise. On encourage, on donne son appui ; on est fan d’un sportif d’une équipe, d’un parti, d’un coureur, d’un candidat.

Et Dieu dans tout cela. Il est le plus patient, d’une patience inusable, inaltérable. « Tu es ma patience, Seigneur » Ps 9, 19. Mon espérance. La patience de Dieu est inaltérable et inusable. Et cela parce que Dieu est amour et qu’il croit en nous.

Dieu, qui est Père, veut que nous nous fassions un cœur comme le sien, un cœur libre pour tous les dons et toutes les gratuités. Un cœur neuf tous les jours, qui ne se lasse pas de chercher à comprendre, à garder un cœur ouvert à toute détresse, à toute joie. Il sait que nos qualités sont ce qui fait notre véritable valeur. Nous valons plus que ce que nous croyons être.

« J’associe souvent la sainteté et la patience : pas seulement comme patience (supporter le poids des événements et des circonstances de la vie), mais aussi comme constance dans le fait d’aller de l’avant, jour après jour. » Entretien du pape François avec le P. Antoine Spadaro, le 19 août 2013.

 

Cette semaine, le temps du carême nous invite à la solidarité

Le CCFD nous propose de participer à ses actions de développement, de solidarité et de fraternité au nom de Jésus.
Savez-vous que le CCFD a de nombreux partenaires : les nombreux mouvements d’action catholique, la DCC, le MCC, Pax Christi, Scouts et Guides de France, le Secrétariat Général de l’enseignement catholique, la Pastorale des  migrants et des personnes itinérantes, la CVX (communauté Vie chrétienne), la société de St Vincent de Paul, etc.
Partager, c’est un geste fraternel qui annonce déjà une terre plus solidaire. C’est annoncer l’espérance que l’amour de Dieu puisse atteindre tous les hommes.
Le soir du Jeudi saint, Jésus a dit : « Prenez, et mangez-en tous ». Après sa résurrection, il nous a dit « Allez, de toutes les nations, faites des disciples ».
Que ferons-nous cette semaine pour partager, et avec qui ?


Vivons chacun et tous ensemble ce chemin de carême avec la force de l’Esprit-Saint


Le 25 mars, dimanche des Rameaux, nous entrerons dans la Semaine Sainte. Pensons à inviter tous
ceux qui ont rejoint la communauté paroissiale à un moment ou un autre de l’année.

 

La solidarité : une exigence et une espérance

Il existe une vérité dynamique de la vocation humaine, personnelle et collective, capable de servir à une recherche commune de justice et de paix. Cette vérité s’enracine, pour les chrétiens, dans l’Amour de Dieu, mais les implications qui en découlent – le devoir de justice inséparable de la disponibilité au don, la vie comme relation à autrui et l’égale dignité de tous – peuvent être très largement partagés. L’amour, une voie juste pour l’humanité, pourrait-on dire. En raison de sa portée universelle, cette vérité anthropologique est adéquate aux besoins du temps qui lient les soucis et les espoirs de notre pays avec ceux de l’Europe et du monde.

Cette semaine, Nous vivons la Semaine Sainte

Pensons à inviter ceux qui ont vécu un deuil, un baptême, un mariage, une entrée en eucharistie, dans notre paroisse. Ils ont rejoint la communauté à un moment de leur vie, et en sont pleinement membres.
C’est l’occasion de nous retrouver.


Vivons chacun et tous ensemble ce chemin de carême avec la force de l’Esprit-Saint

Vivons chacun et tous ensemble ce chemin de carême avec la force de l’Esprit-Saint

La 3ème semaine (du 4 au 11 mars), nous serons appelés à la conversion.
La 4ème semaine (du 11 au 18 mars), nous serons invités à l’ouverture et au partage avec les autres, en conviant des personnes de notre quartier pour un moment de partage et d’échange sur le thème de l’amitié et des liens que nous tissons.
La 5ème semaine (du 18 au 25 mars), nous serons invités à la solidarité et au partage avec le CCFD.
Le 25 mars, dimanche des Rameaux, nous entrerons dans la Semaine Sainte. Pensons à inviter tous ceux qui ont rejoint la communauté paroissiale à un moment ou un autre de l’année.